Toutes les portes mènent à Rome, c’est bien connu !
Surtout les toutes petites, les magiques, les phosphorescentes, cachées, autour du Tibre,
A traverser,
A Trastevere.
Elles se voient la nuit.
Lorsque les corps de marbre se réveillent.
Elles veillent,
S’éclairent tendrement,
Chargées par la lumière du jour,
Et servent de repère
Aux rencontres nocturnes des visages sculptés,
Des lèvres entrouvertes
Et des ailes déployées.
On les entend chuchoter,
Les cœurs
De pierre
Qui fondent sous la lune :
Phosphorus streetartuuuussss
Phosss-phooooooo
Phosphoruuuusssss
En canon,
Pour se rejoindre,
Sur les ponts,
Dans les ruelles,
Streetartuuuuusssss
Sur les places,
Derrière les messes
Et sous les platanes.
Leur souffle long soulève les feuillages,
Alors ça chante dans les arbres,
Phoooosphoooooooo
Phosphoruuuusssss
Et ça rafraîchit les cheveux.